A la rencontre de la librairie le Moulins aux lettres

Ce premier samedi du nouveau confinement, la librairie le Moulins aux lettres nous ouvre ses portes. L’occasion de découvrir ce lieu et d’en savoir plus sur les aménagements nécessaires à la période de confinement.

Gilles Lacour est directeur de la librairie depuis 2008 : « C’est une librairie généraliste, même si j’accorde un place particulière à certains domaines : la littérature bien sûr, la poésie, le théâtre, et j’ai le goût pour les sujets géopolitiques ». Les guides touristiques sont habituellement bien achalandés, bien qu’aujourd’hui ils ne soient pas au cœur des demandes… La librairie compte entre 12000 et 15000 références et lorsqu’à la rentrée littéraire 600 ouvrages sortent, les 600 sont dans la boutique.

AMENAGEMENTS NECESSAIRES

Gilles Lacour et son équipe de 2 personnes doit faire face à des aménagements pour ce second confinement : « A la différence du confinement de mars, pour cet automne, toute la chaine du livre fonctionne, certes parfois au ralenti, mais elle est en activité. Les éditeurs continuent leur travail, les diffuseurs, les groupements, les transporteurs aussi. » La librairie a été transformée pour accueillir le public pendant cette période, les clients peuvent passer leurs commandes par le biais du téléphone au 0470442718 et par email contact@moulins-aux-lettres.com. Le retrait des livres se fait dans un petit espace aménagé aux horaires habituels. Pour les plus fragiles ou les plus anciens une livraison est possible sur les villes de Moulins, d’Yzeure et d’Avermes.

LECTURES

Pour la jeunesse, Gille Lacour nous propose plusieurs ouvrages à découvrir dans la torpeur de ce quotidien confiné :

Ulysse a dit est un ouvrage sensible, de Mona Azzam publié aux éditions La trace. « Il s’agit de la rencontre entre Ulysse, un ancien financier reconverti en gardien de phare et une jeune malienne dont le rafiot sur lequel elle se trouvait a sombré. Seule rescapée, elle est secourue par Ulysse »

« L’anguille de Valentine Goby, chez Thierry Magnier est la réécriture de Murène, son précédent ouvrage sur la vie d’un jeune homme qui perd ses jambes dans un accident. L’homme, fasciné par la silhouette d’une murène à l’aquarium, entreprend de nager : après tout elle n’a pas de jambe et elle est bien si agile dans l’eau ! L’anguille reprend le thème du handicap mais l’histoire est différente : Camille est une adolescente sans bras qui se lie d’amitié avec Halis, un adolescent timide et obèse. »

Enfin, les grands classiques de la littérature sont à découvrir tout au long de la vie ! La plupart des amateurs du genre ont débuté leurs lectures avant d’avoir 18 ans : La peste d’Albert Camus, Némésis de Philip Roth seront certainement appréciés de la jeunesse tous comme certains ouvrages de Giono, Modiano ou Michel Tournier…

Pour aller plus loin :

  • Mona Azzam, Ulysse a dit, La Trace, 2020
  • Valentine Goby, L’anguille, Thierry Magnier eds, 2020
  • Albert Camus, La peste, gallimard, 1972

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s