Marie-France de grossouvre dévoile son engagement contre les violences faites aux femmes

Le centre d’information sur les droits des femmes et des familles a accepté de discuter avec nous pour présenter ses activités et de discuter des actualités particulières qui bouleversent leurs activités.

Marie-France de Grossouvre est présidente du CIDFF de l’Allier qui est présent sur les trois principales villes du département : Moulins, Vichy et Montluçon : « Le CIDFF a été créé en 1972, celui de l’Allier en 1981. Ce n’est pas un accueil d’urgence (une femme qui arrive en urgence sera prise en charge et orientée vers un hébergement ou vers un commissariat pour un  dépôt de plainte), mais c’est une association reconnue d’utilité publique et à ce titre, elle fonctionne main dans la main avec les structures publiques telles que la Caisse d’Allocation Familiale, DDFE (Directions régionales et délégué.e.s départementaux aux droits des femmes et à l’égalité), le conseil départemental ou encore l’UDAF (Union Départementale des Associations Familiales) ».

Dans l’Allier, les 5 professionnelles interviennent sur les 3 bassins (Moulins , Vichy, Montluçon) et aussi sur Dompierre ,le Montet ou le Donjon sur des actions spécifiques. « La juriste est LA référente violences conjugales auprès de l’observatoire des violences conjugales : une fonction bien définie dont Mireille Bernard porte la responsabilité. L’association dispose également d’une chargée d’insertion professionnelle, Helyette Poyet et la chargée de prévention et d’information intervient sur égalité femmes-hommes et la sexualité, sur demande, dans les lycées, collèges, écoles, il s’agit de Berengère Salignat. La juriste peut l’accompagner, mais les rôles sont différents car violences conjugales c’est le domaine de la juriste. »

Depuis 2014, nous proposons un accueil de jour, sans rendez-vous  » A portée d’Elles ». Ce sont des bénévoles qui font de l’accueil, de l’écoute, de l’accompagnement.

Les ressources du CIDFF

Au CIDFF, on trouve avant tout de l’écoute, et c’est très important. « On y trouve un espace pour parler. C’est difficile de parler de violences psychologiques, ou physiques. » Lorsque l’on y est confronté, il y a d’abord l’urgence et puis il faut savoir comment s’organiser : si l’on part, avec des enfants, c’est pour faire quoi, aller où? « Le CIDFF permet d’être écouté, accompagné dans une prise de conscience et une prise de décision.

N’oublions pas qu’il n’y a pas une situation mais des situations très différentes ». Le CIDFF permet aux personnes concernées par les violences intrafamiliales de trouver une autre écoute que celle des personnes proches « La famille n’est pas toujours prête à entendre, les femmes nous remercient de les croire et de ne pas être payé pour ça ! »

Déceler les situations problématiques

Il est parfois difficile d’identifier les situations problématiques, en particulier les « indices » qui font basculer une relation avec un leader mais qui comporte des échanges, de la reconnaissance de la position de chacun, et les situations où l’emprise domine. « La violence verbale peut être illustratrice d’une situation problématique, mais le danger physique, imminent est aussi parfois l’indice malheureusement assez urgent d’une nécessité de partir. » L’isolement de l’un des deux membres du couple peut aussi signifier l’emprise de l’autre, l’isolement de la famille, des amis, l’éloignement du travail sont des indices d’une emprise qui s’installe.

« La différence de comportement d’une personne quand l’autre n’est pas là ou quand il est là sont aussi des éléments qui permettent de distinguer ce type de relation où la violence domine ». « Parfois, le comportement des enfants peut aussi témoigner de ce contexte de violence ».

Comment agir dans les situations de violence dont on peut être témoin ?

« Pousser la porte », intervenir, prendre contact avec le couple et entrer dans une discussion sont les premiers éléments qui permettent d’en savoir plus sur ce qui se déroule. Le dépôt de plainte est aussi une étape possible, mais parfois les femmes craignent le dépôt de plainte, parce qu’il y aura une enquête, un retour.

Différence entre un milieu urbain et un milieu rural ?

Les violences sont présentes partout, cependant « il est vrai que les villes permettent un certain anonymat alors qu’à la campagne tout le monde se connait. L’isolement aussi peut être très fort à la campagne, en particulier l’isolement géographique, si on a pas le permis par exemple, mais on peut aussi être très isolée en ville ! »

Pendant le confinement, les appels sont centralisés à Moulins puis redistribués et le CIDFF peut recevoir à Moulins, Montluçon et Vichy.

Concrètement, que faire si vous êtes témoins ou victimes de violences ?

Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles de l’Allier se situe 14 Rue J Jacques Rousseau, 03000 Moulins. Il est joignable au 04 70 35 10 69 même pendant le second confinement.

Retrouvez l’ensemble de la fédération sur : http://www.infofemmes.com

L’ensemble des permanences des CIDFF


En savoir + :

L’histoire des droits des femmes sur le site des CIDFF

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