Faïence de Moulins, les créations d’elsa boucard

Aux Jeunes Gens a soin de présenter chaque semaine des travaux d’artistes, d’artisans dont les créations peuvent inspirer, nourrir et faire plaisir ! Cette semaine, nous vous proposons une rencontre avec Elsa Boucard, spécialisée dans les reproductions de faïences historiques de Moulins.

Elsa Boucard est avant tout fille de potiers. De cette filiation elle a hérité du goût pour la terre, pour le modelage. Tout est parti de Gannay-sur-Loire, non loin de Moulins. Sa sœur jumelle a pris la voie des sculptures et elle, de la décoration des faïences. Si son père faisait du grès, elle, a préférée la faïence.

Elsa a dû en premier lieu rechercher, se documenter sur les faïences historiques de Moulins. Après une formation au CNIFOP, pour maîtriser le tour, à Cosne-sur-Loire, elle a entrepris des recherches sur ces faïences historiques du XVIIIe siècle, dont l’apogée s’est située entre 1730 et 1790.

Le décor des faïences de Moulins peut faire penser aux faïences de Nevers et ce n’est pas un hasard : si elles sont apparues à Moulins c’est précisément à la suite du déménagement d’un décorateur nivernais qui s’est installé dans l’Allier. Au fil du temps, les décors et motifs se sont éloignés de ce modèle initial.

Elsa Boucard tourne les bols, pichets, pieds de lampe, plaques et quelques sujets animaliers, mais pour ce qui est moulé (assiettes, plaques…), elle travaille avec des faïenciers de Saint-Clément. La décoratrice choisit de reproduire fidèlement les motifs historiques, mais, parfois, elle propose un travail de création en le transposant sur un sujet animalier. C’est le cas de la vache qu’elle a produite pour la ville de Moulins, sur le bovin à taille réelle elle a présenté 3 décors complets de 1750. Des chinoiseries à la mode à dans l’Allier à cette période puisque grâce à la compagnie des Indes, les décorateurs pouvaient imiter les motifs des porcelaines chinoises.

Il y a 3 périodes dans les faiences de Moulins : à partir de 1730, où les motifs sont très proches de ceux de Nevers, de 1750 à 1770, orientalistes et de 1770-1780, période qui définit un classique.

On peut trouver ces faïences historiques au Musée Anne-de-Beaujeu à Moulins mais aussi au musée de Sèvres à Paris ou au musée de Roanne. Cette faïence a acquis une grande renommée pour sa qualité.

Techniquement, il faut deux cuissons pour émailler la peinture dans la faïence et donc cuire la pièce après la peinture. Elsa cuit ses pièces à Gannay-sur-Loire, mais elle a l’intention d’installer également un four dans sa boutique-atelier de Moulins, rue François Péron.

Bien sur, la Covid-19 a ralenti ses projets, mais l’on peut l’appeler pour faire une commande et elle peut assurer une livraison. Une plateforme numérique est également disponible. Le client peut demander une personnalisation des pièces. Il n’y a pas de règle sur les ventes. En 18 ans, elle a vu les modes évoluer, la manière d’acheter aussi : c’est aussi là l’intérêt de développer les créations qui peuvent alors suivre cette évolution du goût.


Elsa Boucard

06 35 92 03 96

8 Rue François Péron, 03000 Moulins

Sa boutique en ligne : https://www.mavillemonshopping.fr/fr/moulins/moulins/la-faience-de-moulins

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