Exposition : chanel, restrospective au musee galliera

Aux Jeunes Gens, revue attachée au patrimoine moulinois aurait volontiers visité cette exposition. En plein reconfinement, comment se cultiver, sans pouvoir visiter les productions scénographiques de l’automne? En furetant !

« 1883 Gabrielle Chanel naît à l’hospice de Saumur (Maine-et-Loire), le 19 août. Sa famille vient d’un milieu modeste. Dès 1907, attirée par la scène,
Coco Chanel chante dans les cafésà Moulins. Elle garde de cette époque son surnom, « Coco » car elle chantait « Qui qu’a vu Coco sur le Trocadéro ? ». »

« En 1900, Gabrielle Chanel quitte le couvent d’Aubazine en Corrèze pour rejoindre les chanoinesses de l’Institution Notre-Dame de Moulins. Alors âgée de 18 ans, Gabrielle y retrouve sa tante Adrienne, d’un an sa cadette, avec laquelle une amitié très forte va se créer.

En 1902, elles sont toutes les deux placées dans une mercerie située rue d’Allier, la Maison Grampayre, où Gabrielle excelle dans les confections pour dames et fillettes et obtient une certaine notoriété.

En 1906, Coco Chanel accepte l’invitation d’Etienne Balsan, rencontré à Moulins, et le suit à Compiègne. Son destin ne fait alors que commencer… »

Sur les pas de Coco Chanel à Moulins, site de l’Office du Tourisme de Moulins et sa région

Rupture

Ce qui semble marquer le début de la carrière de Coco Chanel, en particulier dans les années 1910, lorsqu’elle crée sa boutique à Biarritz ou à Paris, c’est avant tout une rupture. Un rupture avec tout ce qui a été la mode, la parure féminine auparavant, en particulier dans des années marquées par Paul Poiret. L’exotisme ou l’historicisme n’est que rarement le ressort de sa création. En revanche, une recherche de simplicité et de luxe, dans les matières ou les détails est omniprésente. Les tissus sont monochromes, presque strictes. On est presque à imaginer une influence religieuse de ses tenues, tant l’épure est forte. Gabrielle ajoute à cela un goût pour le vestiaire masculin, dandy et sport, avec lequel elle accompagne une nouvelle place du corps féminin en ce début de siècle.

Ensemble corsage,
jupe et ceinture
Printemps-été 1927
Toile de soie ivoire
Paris, Patrimoine
de CHANEL
© Julien T. Hamon

Radicalement différent

C’est en 1921 que le premier parfum, N°5 est né, et Mademoiselle Chanel le souhaite radicalement différent : il ne doit renvoyer à aucune senteur précise, comme les vêtements ne renvoient à rien de ce qui est connu auparavant. « 

Le parfumeur Ernest Beaux a choisi pas moins de quatre-vingts composants pour son assemblage. L’alliance de fleurs rares dont l’ylang-ylang, le jasmin de Grasse ou la rose de mai, de notes boisées et épicées, démultipliée par des aldéhydes – matières de synthèse – utilisées pour la première fois en surdosage, rend la formule indéfinissable.

Radicalité suivie par le flacon, qui vient rompre avec les habitudes ouvragées en la matière. Cette fois-ci, le flacon est carré, sobre, anguleux. La légende raconte même que Marylin Monroe en fait, sous forme de confession, sa botte secrète, son « supplément d’âme ».

Parfum N° 5
1921
Verre, cordonnet
en coton noir,
cachet de cire noire,
papier imprimé
Paris, Patrimoine
de CHANEL
© Julien T. Hamon

1954 : Tailleur

Nouvelle rupture en 1954 avec la création d’une forme iconique, le tailleur Chanel. Mademoiselle Chanel a alors 70 ans et elle relance sa maison de couture. Le tailleur présente la synthèse de ses grands principes : simplicité et élégance, La veste est une sorte de cardigan, la jupe est sous le genou pour plus de confort, de mobilité. La précision et le raffinement des finitions, des éléments essentiels finissent le vêtement qui devient un archétype du vestiaire féminin.

William Klein. Dorothy et Little Bara habillé en prêtre.
Photographie publiée dans Vogue, octobre 1960.
© William Klein

CODE CHANEL

Certainement ce que connaissent le mieux les jeunes gens de 2020, parce que chaque génération pioche à son grès dans les propositions de Chanel, sacs et souliers viennent parachever cette femme moderne imaginée par Mademoiselle Chanel.

Lancé en février 1955, le sac 2.55 identifiable entre tous par sa forme, son rabat, ses surpiqûres créant un effet matelassé et son fermoir à tourniquet a été pensé pour être avant tout pratique. Sa bandoulière, une chaîne bijou ou entrelacée d’un lien en cuir pour éviter le cliquetis du métal, devenue elle-même emblématique, permet de le porter à la main ou
à l’épaule. L’intérieur est doublé de cuir ou de gros-grain rouge et comporte de nombreuses poches permettant de mieux en retrouver le contenu, notamment le rouge à lèvres auquel un compartiment est dédié. Réalisé en agneau, en jersey ou en satin de soie, le 2.55 est aussi décliné en trois tailles pour répondre aux différentes activités et circonstances de la journée.

Sac 2.55
Entre 1955 et 1971
Agneau teint en noir
matelassé, métal doré,
fermoir à tourniquet
Paris, Patrimoine
de CHANEL
© Julien T. Hamon

Classique s’il en est, intemporel, immuable, l’exposition Gabrielle Chanel présente des créations dans l’air de notre temps : durable, minimaliste, toujours dans le coup !

« C’est la matière qui fait la robe et non les ornements que l’on peut y ajouter. »

Gabrielle Chanel

Les citations sont extraites du dossier de presse de l’exposition : GABRIELLE CHANEL, Manifeste de mode, proposée au musée Galliera jusqu’en mars prochain. En raison du reconfinement, cette exposition n’étant pas visible, des contenus peuvent nourrir la curiosité du lecteur :

Le catalogue d’exposition est disponible au Moulins aux lettres, librairie moulinoise, 88 Rue d’Allier, 03000 Moulins

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